Subvention culture : dix poids, dix mesures Dominique Montamat

À l’approche du budget 2014, les élus de la majorité municipale ont, sans surprise, adopté les propositions de baisse des subventions préconisées par M. le Maire, en direction des associations culturelles de la ville : 12 000 € d’économie sur le dos d’un secteur déjà très fragilisé. Affligeant, face au surcoût de plus d’1 M€ sur la Halle Brauhauban, ou l’excédent (lui aussi affligeant) de 450 000 € du CCAS.

En outre, la parfaite absence d’équité dans la répartition relève de l’outrance, baissant certaines quand on augmente d’autres, et allant jusqu’à octroyer une subvention de 10 000 € à une association dont la demande est incomplète, aux dires même de la présidente de la commission !

Les usages de l’UMP nuisent gravement à la culture.


Chauffage bois Marie-Pierre Vieu

Le projet chauffage bois ne sera retenu que si l'unanimité du Conseil Municipal le vote » clamait haut et fort Gérard Trémège, lors de la séance du 30 septembre. Le 31 octobre, le même passait outre l'opposition, pour imposer une Délégation de Service Public présentant tous les signes extérieurs d'un PPP (Partenariat Public-Privé) où les risques et les coûts échoient à la collectivité tandis que les profits vont à l'entreprise prestataire.

Cette DSP de chauffage au bois, c'est un coût colossal de 24 M€ sur un contrat de 27 ans ; l'absence d'un cahier des charges suffisamment contraignant vis-à-vis de Dalkia/Véolia pour mettre à l'abri des avenants potentiels ; l'achat d'un terrain sur le domaine de l'Hôpital de Tarbes pour la chaufferie, contracté sans aucune délibération...

À l'arrivée, une énergie présentée comme verte et « économique », MAIS qui peut s'avérer l'arnaque de la décennie pour les Tarbais-e-s. Restons mobilisés !


Emprunts toxiques (suite) Marcel Cassagne

De très nombreuses communes entament des actions en justice contre les banques qui leur ont fait souscrire des emprunts toxiques. À Tarbes, le Collectif pour un Audit Citoyen de la dette a permis de révéler la présence d'emprunts toxiques. Les élus du Front de Gauche ayant porté la question en conseil municipal, le maire de Tarbes, dans un premier temps, a répondu que la renégociation se ferait à l'amiable. Il vient de changer d'avis : il assigne en justice la Royal Bank of Scotland. L'emprunt porte sur deux millions d'euros. La toxicité de l'emprunt provient d'un défaut de conseil, et présente un défaut de TEG (Taux Effectif Global).

L'action citoyenne porte donc ses fruits. Il convient de ne pas laisser les finances aux seuls experts. Il faut délivrer les communes des dérives des banques. Le collectif se réunit et se réunira régulièrement, et continuera son action. Il est ouvert à chaque citoyen-ne.